Traversée d’un village d’automobiliste !

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Traversée d’un village d’automobiliste !

Bonjour, ce matin, café, petit-déjeuner en attente de Myriam, avec la jeune stagiaire Mélanie qui l’accompagne dans sa tache journalière. Myriam et son amie Mélanie cette fois, avec qui nous avons bien conversé la veille et qui nous a proposé de laver notre linge à la machine à une vingtaine de kilomètres de notre campement, contre cinq-cents grammes d’échalotes rouges glanés dans les champs lors de notre route trois heures plus tôt. Cool pour moi, pour elle aussi, voila un bel échange que beaucoup on oublié! Dès leurs arrivées, tout est prêt pour atteler nos gros, surprise, en plus de notre linge qui est sec et sent bon, les enfants reçoivent des feuilles de brouillons et des copies de cours ainsi qu’un cahier. Le tout accompagné de deux pots de confiture de prune, de deux courgettes, une aubergine et une betterave, ceci offert par nos deux amies qui connaissent bien les gens du voyage, nous faisons la bise à Myriam et sa stagiaire pour leur dire au revoir, pas le temps de finir d’harnacher deux de nos gros que notre voisin du jour habitant à La Rue Saint Pierre devant un magnifique édifice religieux du douzième siècle, nous apporte huit tomates, deux oignons, et une botte de persil de son jardin. Merci voisin, il ne nous manque que six pigeons qui squattent l’église d’en face pour que le festin soit entier ! Bon, nous achevons nos trois harnachements, et décidons à l’unisson que Béa guide Ubac à la calèche et moi, Vitavie et Ursula à la maison qui roule, car notre jeune Ursula a eu peur d’un tracteur au début de notre aventure, ce qui ne va pas en s’améliorant, je vais faire ce qu’il faut en pair pour la rassurer et la remettre en confiance ! J’envoie Béa faire le tour du pâté de maison avec sa nouvelle recrue pour qu’ils apprennent à se connaitre ! Sur ce temps, le gamin et moi achevons l’attelage en pair de mes deux juments, surprise, elles vont très bien ensemble, même mieux que je ne le pensais, comme Béa peine à nous suivre dans ses manœuvres, il est trop têtu pour elle ou elle n’a pas le tour, je descends de la maison qui roule pour y laisser Arthur et Alex, vu qu’il n’y a pas encore trop de circulation. Je saute sur la calèche qui ne marche qu’au trot et la façon de notre hongre pour l’instant, quel effort, je fournis à l’instant, je me mets à contrarier notre gros de suite, à gauche pour un demi tour sur une grand route, il ne veut pas ! Je le fais virer à droite, il est un peu plus souple, il obtempère, un trot, un galop, un pas, un arrêt ainsi de suite sur cinq-cents mètres, je gagne la main sur son tempérament tout en expliquant et en montrant à Béa ce qu’elle peut et doit faire avec notre têtu, après un stop, je prends le chemin de droite pour engager une manœuvre afin de rejoindre la maison qui roule, il va bien, tout en le contrariant encore pour garder la main. On se rapproche, je laisse Béa avec son gros noir prêt en main. Je file sur la maison qui roule pour reprendre les guides car un camion de cinq cents chevaux arrive à brides abattues et nos deux jeunes, Arthur le meneur et Ursula que j’ai expressément attelé du coté gauche ont un peu peur de ce type de véhicule, je métrise à nouveau cette situation, pour continuer paisiblement la route vers AUTEUIL. Mais entre temps, une grosse pluie froide nous transit dès l’entrée du village de HERMES entièrement aménagé pour les automobilistes et les camionneurs qui ont complètement oublié, au delà du code, le bon sens ! Que je ne possède pas de marche arrière sur la maison qui roule, inutile de foncer sur l’attelage pour me dire que c’est moi qui doit céder le passage ! Plus aucune personne dans ce village ne sait ce qu’est un cheval, c’est bien triste, nous ne nous y attarderons donc pas, nous finirons le début de cet après midi dans une pâture. Très discrètement sur cette crête pour ne plus déranger les stressés du volant, Béa donne un cour de français à Arthur ainsi que des mathématiques, les nombres relatifs pendant que je mitonne une soupe à la courgette et des crêpes au pommes, veillant en même temps d’avoir assez de pissenlit pour nos lapins et donner du froment ramasser dans les champs plus tôt aux poules et bien-sûr faire un air de feu bien réconfortant dans la maison qui roule.

Belle aventure Harald

Traversée d’un village d’automobiliste !
Traversée d’un village d’automobiliste !Traversée d’un village d’automobiliste !
Traversée d’un village d’automobiliste !

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MYRIAM 21/09/2013 00:30

quelle magnifique rencontre qui me fait encore rêver et me demander en me reveillant sur quel tronçon vers la bretagne vous etes en chemin les amis voyageurs;dommage que le temps et la distance ne s y pretaient pas car nous vous aurrions , les Melanies et moi garder à diner avant de pouvoir nous "enrichir" de votre choix de vie et des valeurs qui vont avec .bravoo à vous et comme disent les gens du voyages "LATCHO DROM ce qui veut dire en manouche BONNE ROUTE

PS si vous repassez vers l oise n hesitez pas a venir vers estrees st denis car j ai un pré qui pourrait vous accueillir humains et chevaux!!